• Imprimer
Les actualités

Histoire du Front Populaire

1936-2016 : Histoire du Front Populaire

1 Num 301 bandeau

L’époque du Front Populaire est devenue un mythe de l’histoire contemporaine de la France. Période symbolique d’union entre les Français et d’un mouvement de grève sans précédent. Il nous faut cependant remonter quelques années en arrière pour comprendre cette année 1936.

Retour sur les moments clés :
1920. Congrès de Tour 
1929. Krash financier de Wall Street
1933. Hitler arrive au pouvoir.
6 février 1934. Emeute des Ligues d'extrême droite à Paris.
14 juillet 1935. Journée du Serment au Stade Buffalo à Montrouge.
1935. Campagne du Front Populaire, « Le pain, la paix, la liberté »
3 mai 1936. Victoire du Front Populaire aux élections législatives.
Mai-juin 1936. Grève générale !
7 juin 1936. Signature des Accords Matignon.
Juillet-août 1936. Les Premiers Congés Payés
1936-1938. Le développement des médias et des loisirs.
18 juillet 1936. La guerre d’Espagne.
1938. Fin du Front Populaire

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les conditions de vie en France sont difficiles… Les années 1930 sont marquées par un désordre économique et politique. 

1920. Congrès de Tour.

Ce congrès marque la scission entre la SFIO (parti socialiste) et le PCF (parti communiste). Le parti communiste à l’image du parti communiste soviétique dirigé par Staline, souhaite provoquer une révolution en France. Raison pour laquelle les socialistes s’éloignent des communistes. La droite est au pouvoir depuis 1919 et n’est pas à l’écoute des problèmes sociaux en France.

1929. Krash financier de Wall Steet.

La crise économique arrive en France dans les années 30’. Malgré la fin de la première guerre mondiale, les conditions de vie restent très dures. La productivité du pays repose sur les industries où les conditions de travail sont difficiles. Le chômage, la pauvreté et les inégalités provoquent la colère du monde ouvrier.

Découvrez le témoignage de Marcelle Provins, ouvrière à Ivry-sur-Seine en 1936

Adolf Hitler    
1933. Hitler arrive au pouvoir.

Avec le soutien du parti nazi, le chancelier Hitler met en place un régime autoritaire, raciste et antisémite en Allemagne. La France est entourée par l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste de Mussolini, allié d’Hitler. Le fascisme s’étend rapidement en Europe et dans certains pays d’Afrique.

 
6 février 1934. Emeute des Ligues d'extrême droite à Paris.

La droite et l’extrême droite organisent une manifestation en réaction à l’affaire Stavinsky, scandale politico-financier et contre le gouvernement Daladier. Cette manifestation dégénère en émeute, elle causera la mort de 15 personnes et des centaines de blessés. Face au danger fasciste, les syndicats CGT et CGTU, rejoints par la SFIO (parti socialiste), appellent à une grève générale le lundi 12 février et à un rassemblement pacifique et fraternel. Ce rassemblement marque l’union contre le fascisme, prémices du rassemblement populaire.

Dessin de propagande des républicains nationaux contre le Front PopulaireDessin de propagande des républicains nationaux contre Front populaire
© Archives Départementales du Val-de-Marne

La crise économique et la montée du fascisme modifient les rapports entre les partis politiques français. Le Front Populaire naît de la réunion de trois partis politiques, surnommée le « Cartel des gauches », face à la montée de l’extrême droite et la naissance de ses Ligues en France. Ces ligues racistes et antisémites sont séduites par les régimes autoritaires, parmi elles se trouvent entre autres l’Action française, Solidarité française, etc. mais aussi des organisations d’anciens combattants telles que les Croix-de-feu du Colonel de la Rocque. Ces ligues seront dissoutes en 1936 après la victoire du Front Populaire.

bouton anecdote

Au moment des campagnes électorales, les ligues ont cherché à séduire de nouveaux électeurs. En février 1935, les Croix-de-feu ont organisé une soupe populaire à Villejuif mais ont du quitter la ville devant l’hostilité de la population. Les ligues ont manifestement eues des difficultés à s’infiltrer dans le milieu ouvrier.

Tract avec Journée du serment

 

Tract communiste reprenant une photographie de
la Journée du Serment du
14 juillet 1935

affiche CGT 1er mai 1936

Affiche de la CGT du 1er mai 1936

14 juillet 1935. Journée du Serment au Stade Buffalo à Montrouge.

Après le choc de l’émeute de 1934, un comité de vigilance des intellectuels antifascistes est créé par des intellectuels des partis de gauches. Dans cette dynamique d’alliance, de nombreuses manifestations sont organisées à l’occasion du 1er mai 1935, fête du travail et du 14 juillet 1935, fête nationale et surtout journée du Serment pour la défense de la liberté face au fascisme. Donnant aux ouvriers l’occasion de se rassembler et de s’exprimer, ces manifestations sont un succès et ouvrent la voie au Front Populaire qui cimente les gauches dans une perspective électorale.
La journée du Serment réunit près de 500 000 manifestants qui défilèrent avec le texte du Serment inscrit sur un immense calicot tout le long du parcours, de la Bastille à la Porte de Vincennes. Les délégués syndicaux prêtèrent unanimement le serment « de rester unis pour désarmer et dissoudre les ligues factieuses pour défendre et développer les libertés démocratiques et pour assurer la paix humaine. ». Les manifestants défilèrent en levant un poing fermé, en opposition avec le bras tendu représentant le salut nazi. Les chants, les défilés de chars, les drapeaux, les slogans sur pancartes, les insignes des usines et des partis… sont autant de symboles qui ont animé et forgé l’unité des manifestants.

Maurice Thorez lors d'une manifestation du Front Populaire à Villejuif

1935. Début de la campagne du Front Populaire avec son célèbre slogan « Le pain, la paix, la liberté ».

Ce programme naît d’une volonté commune de lutter contre le fascisme, la crise économique et la menace de la démocratie. Ces promesses d’un progrès social séduiront les électeurs des trois partis politiques qui forment le Front Populaire : la SFIO, le PCF et les radicaux. Le programme politique restera modéré afin de ne pas perdre les électeurs des différents partis.

Maurice Thorez

Discours de Maurice Thorez à Choisy-le-Roi. Manifestation en l'honneur de Rouget de Lisle, 28 juin 1936


















 
   

Ce rapprochement entre le PCF et la SFIO a été possible grâce au revirement de Staline qui recherche des alliances avec les démocraties occidentales  face à la menace de l’Allemagne nazie. Le parti communiste a en effet rejoint la SFIO après la déclaration de Staline à Moscou expliquant que la révolution communiste n’était plus la priorité face à la  nécessité de défendre la démocratie contre le danger nazi .

Maurice Thorez, porte parole du parti communiste français, a tendu la main aux socialistes, il prit également la décision de trouver des accords avec les radicaux-socialistes (classe moyenne composée notamment des propriétaires) afin qu’ils rejoignent le Front Populaire en leur promettant la reconnaissance de la propriété privée, contraire à l’idée de collectivisation et nationalisation des biens et des terres du communisme.

bouton anecdote
Le climat entre les partis de droite et le Front Populaire fut très tendu lors de la période électoral. Le
16 février 1936 , le candidat « républicain national » (de droite) Jean Renaud, qui se présentait dans la circonscription d’Alfortville-Charenton, écrit dans le journal Solidarité française (journal de la ligue fasciste du même nom) : « Si nous avions le pouvoir, dans la huitaine le front commun serait expulsé, la franc-maçonnerie immédiatement dissoute, Léon Blum fusillé. »

3 mai 1936. Victoire du Front Populaire aux élections législatives.
Léon Blum 1927 Le Front Populaire réunit le parti socialiste SFIO (Section Française Internationale Ouvrière), le PCF (Parti Communiste Français) et les radicaux. Secrétaire général du parti communiste en 1936, Maurice Thorez est le porte-parole du parti communiste en France, défenseur des idéaux du parti transmis par Staline.  Léon Blum, quant à lui, est le représentant socialiste de la SFIO, il sera le Président du Conseil.

Grâce à cette union des partis de gauche, le Front populaire remporte la majorité aux élections. 386 sièges pour le Front contre 222 pour la droite. Une victoire historique pour la gauche !
Autre nouveauté pour l’époque, trois femmes entreront dans le gouvernement de Léon Blum alors qu’elles ne sont ni éligibles ni même électrices.

 La biscuiterie L'Idéale au défilé de la Bastille. 14 juillet 1936
La biscuiterie L'idéale au défilé de la Bastille. 14 juillet 1936

Les élections législatives de 1936 en Val-de-Marne illustrent la montée du Front Populaire en banlieue parisienne. Au regard du succès du PCF dans le Val-de-Marne, le département est surnommé la « banlieue rouge », en référence au drapeau soviétique. Ce surnom date de 1924 après une déclaration de Paul Vaillant-Couturier, dans le journal L’Humanité entre les deux tours des élections législatives de 1924, « Paris encerclé par le prolétariat révolutionnaire ! ». Paul Vaillant-Couturier, écrivain et homme politique français, fut notamment rédacteur en chef du journal L’Humanité de 1929 jusqu’à sa mort. Le prolétariat désigne alors le monde ouvrier et le terme « révolutionnaire » sous-entend un des idéaux du communisme : provoquer une révolution de la société. Le communisme se caractérise à cette époque par la mise en commun des biens et des moyens de production, par la suppression des classes sociales et l’extinction d’un Etat qui administre le pays.

bouton anecdote
Les résultats du Front Populaire, visible dans tout le Val-de-Marne : « Avec 35,22% des voix au premier tour, la coalition de droite subit son plus mauvais résultat depuis 1924. […] Le parti socialiste n’obtient que 13,47% des exprimés. […] l’influence électorale de la SFIO décline [dans le Val-de-Marne], confirmant le mouvement amorcé en 1921. 
Principal animateur du rassemblement populaire, le PCF recueille 43,40% des suffrages du premier tour, […]. Au-delà des chiffres, ce résultat traduit l’implantation d’un parti qui a su s’adapter aux réalités de la banlieue.»
Source Histoire du Val-de-Marne  

Election 1936 Carte du vote communiste en Val-de-Marne

Mai-juin 1936. Grève générale !

Léon Blum à la tête du gouvernement du Front Populaire ne prendra ses fonctions qu’un mois après les élections. Les ouvriers attentent beaucoup de ce gouvernement. Cependant, galvanisés par la victoire aux élections législatives, les ouvriers ne veulent pas attendre et ne reprennent pas le travail comme le demandent les syndicats. Partout en France, les ouvriers font des grèves sur le tas, ils organisent l’occupation des usines afin de ne pas être renvoyés, remplacés ou de voir les patrons délocaliser leurs machines. Le mouvement de grève est massif dans les usines de la banlieue.

Occupation de l'usine des Isolants de Vitry-sur-Seine. Juin 1936Occupation de l'usine des Isolants de Vitry-sur-Seine. Juin 1936

bouton anecdote « Dès la fin du mois de mai plusieurs usines métallurgiques d’Ivry (Ducellier, SKF, United Shoe) sont occupées. Comme une traînée de poudre la protestation ouvrière s’amplifie. Les unes après les autres les entreprises cessent le travail.

« Plusieurs secteurs d’activité sont touchés. La métallurgie en tête avec l’Alutol à Villeneuve-Saint-Georges, la Compagnie parisienne de Fonderie à Choisy, la maison Mahé à Charenton. L’industrie alimentaire avec les biscuiteries l’Alsacienne et Gondolo à Maisons-Alfort, Damoy à Ivry, Wander à Champigny. L’industrie électrique avec la Compagnie des Lampes à Ivry, les Canalisations électriques à Saint-Maurice. La chimie avec la fabrique de caoutchouc La Gutta à Alfortville, Lick Paramont à Ivry. L’industrie du bois avec Flocamax à Villeneuve-Saint-Georges, l’ameublement avec la maison Roche à Saint-Maurice, la société Labara à Fontenay. L’imprimerie avec la maison Rousset à Saint-Maur, la briqueterie avec la société Richard à Villejuif, et pour la première fois depuis sa création, (…), la faïencerie Boulenger à Choisy. »

Grève de la biscuiterie Gondolo à Maisons-Alfort. Partie de cartes. Juin 1936
Grèves de la biscuiterie Gondolo à Maisons-Alfort. Partie de cartes. Juin 1936

Jamais un mouvement de grève ne fut aussi fort et aussi généralisé en France. De jour comme de nuit, les ouvriers occupent leurs usines. Leur ravitaillement est prévu et les délégués syndicaux les informent sur les grèves dans les autres usines. Les ouvriers organisent des parties de cartes, des bals afin de tromper l’ennui.
Dans un climat d’allégresse et de fête populaire, ce mouvement de grèves spontanées prend une ampleur nationale. On compte près de 3 millions de grévistes de tous secteurs confondus, à l’exception des services publics.

Grèves de la biscuiterie Gondolo à Maisons-Alfort. Danse. Juin 1936Grèves de la biscuiterie Gondolo à Maisons-Alfort. Danse. Juin 1936

7 juin 1936. Signature des Accords Matignon.

Cette grève joyeuse porte ses fruits, les revendications sociales des ouvriers sont entendues. Grâce à la signature de ces accords, présidée par Léon Blum à l’Hôtel Matignon, entre les syndicats représentant les ouvriers et le patronat, de nouveaux droits pour les travailleurs sont proclamés. Pour répondre au mouvement de grève, l’augmentation des salaires, la semaine de 40 heures au lieu de 48, les premiers congés payés de 15 jours sont discutés. Ces accords donnent également droit à la mise en place de délégués ouvriers et à la liberté syndicale, aux conventions collectives du travail et au prolongement de la scolarité jusqu’à 14 ans. Cependant, de nouvelles grèves éclateront en septembre 1936 car certains patrons n’appliqueront pas les accords Matignon.

bouton anecdote
Les grévistes obtiennent gain de cause au fur et à mesure. Les ouvriers n’obtiennent cependant pas les mêmes droits selon les usines. Chaque victoire conforte les ouvriers de poursuivre le combat. Voici le témoignage d’un ouvrier travaillant chez SKF (usine métallurgique d’Ivry) le 1er juin : « Par notre bloc et notre entrain, nous avons obtenue le droit syndical, les délégués par atelier, trente en tout, pas de sanction pour fait de grève, huit jours de congés payés au lieu de quinze réclamés par le personnel. La grève continue. »

Occupation de l'entreprise Chaise. Juin 1936.
Occupation de l'entreprise Chaise en juin 1936

Les conditions de vie des ouvriers s’améliorent en Val-de-Marne. Les victoires succèdent aux victoires. Les salaires sont augmentés de 10% à l’usine de camions Bernard à Arcueil, de 20% à la maison Grégoire et Barillot à Maisons-Alfort, de 20 à 30% à la chocolaterie Vinay à Ivry, de plus de 40% à l’orfèvrerie Boulenger à Créteil. Chez Hollerith à Vincennes, la semaine de travail est réduite de 48 à 40 heures sans diminution de salaire et les jours de grève sont payés à 50%. Enfin les congés payés sont obtenue : 8 jours à la biscuiterie Fosse à Arcueil, 12 jours chez Roucelant à Choisy, 15 jours à l’usine Lumière et Jougla à Joinville.

Découvrez le témoignage de Marie-Louise Derbise à l'époque des Accords Matignon

Juillet-août 1936. Les Premiers Congés Payés

 Famille Drouard en tandem au Plessis-Trévise.1938
Famille Drouard en tandem au Plessis-Trévise.1938
© Société historique du Plessis-Trévise

L’arrivée des premiers congés payés provoque une joyeuse révolution dans la vie des ouvriers. En train, en voiture, à bicyclette ou en tandem, les départs en vacances s’organisent pour aller voir la mer, souvent pour la première fois. 
Plus de 500 000 personnes ont bénéficié du « billet populaire de congés payés » mis en place par Léo Lagrange, sous-secrétaire d’État à l’organisation des loisirs, qui offre  une réduction de 40 % sur la troisième classe en train. Il favorisa également la création des auberges de jeunesse partout en France. Jusque-là réservés aux riches, les vacances furent enfin accessibles, signant l’avènement du tourisme populaire et les débuts du camping.

Pour ceux qui n’avaient pas les moyens de partir, les congés payés furent l’occasion de se reposer et de profiter des beaux jours sur les bords de Seine et de la Marne. Ces fleuves furent des lieux très appréciés pour leur proximité et leur possibilité de loisirs en plein air. Compétition de natation et de plongeon, pique-nique et camping sur les berges, les bords de Marne et de Seine étaient surtout des lieux prisés pour se baigner. Plus de quinze sites de baignade furent recensés en Val-de-Marne. Certains étaient aménagés avec des cabines, bassins de nage pour les débutants, plongeoirs, etc. ou bien de simples plages sauvages au bord de la rivière

1936-1938. Le développement des médias et des loisirs.

La radio, appelé TSF à l’époque et le cinéma deviennent des médias très populaires dans les années 30. La photographie et le cinéma sont de nouvelles formes d’expression et de diffusion très appréciées à cette période par la presse pour la photographie et pour la politique pour le cinéma de propagande. L'usage de la photographie se développe particulière par les photographes de presse qui imortalise les manifestations ouvrières mais également les loisirs des premiers congés payés. On pense notamment aux bords de Marne photographiés par Henri Cartier-Bresson, Willy Ronis...

Base nautique de Champigny

Le cinéma est également très influencé par l’esprit de 1936 animé des valeurs du Front Populaire, la liberté et la fraternité. Entre autres, on pense à La Belle équipe de Jean Duvivier avec Jean Gabin, La Marseillaise (1938), La Vie est à nous (1936) et Une partie de campagne  (1936) de Jean Renoir. A travers ces films, le monde ouvrier est mis en valeur, ainsi que les loisirs de cette époque tels que la chasse et les activités en plein air, les soirées dans les guinguettes et les bals. Les bords de Marne furent des lieux de tournages privilégiés, notamment à Nogent-sur-Marne et à Champigny-sur-Marne dans le cas du film La Belle équipe. 

18 juillet 1936. La guerre d’Espagne.

La guerre civile espagnole éclate à cause du coup d’état du général Franco et va commencer à diviser le Front Populaire. Un principe de non-intervention est imposé par Léon Blum. Toutefois, la CGT s’y oppose et organise la solidarité en faveur des républicains (souscriptions, accueil des réfugiés, etc.). En 1937, lors de l'Exposition universelle, le célèbre tableau de Pablo Picasso, Guernica dénonçant cette guerre civile meutrière, sera présenté pour la première fois à cette occasion dans le pavillon espagnol.

1938. Fin du Front Populaire.

Face aux problèmes économiques causés par l’inflation, les charges salariales et le manque de productivité, à l’opposition croissante du patronat, le Front Populaire ne survit pas à ses divergences d’opinion. Les deux gouvernements de Léon Blum ne réussiront pas à poursuivre leurs réformes. Cependant, le Front Populaire demeure toujours une étape capitale de la lutte de la classe ouvrière et des grandes conquêtes sociales.

Haut de page